28 avril 2012
A lire absolument : La Source Vive (The Fountainhead) – Ayn Rand
« L’égoïste dans le sens absolu n’est pas l’homme qui en sacrifie d’autres. C’est l'homme qui est au-dessus de la nécessité d'utiliser d'autres de quelque manière que ce soit. Il ne fonctionne pas à travers eux. Il n'est pas principalement concerné par eux. Ni dans son but, ni dans ses motivations, ni dans sa pensée, ni dans ses désirs, ni dans la source de son énergie. Il n'existe pas pour un autre - et il ne demande à personne d'exister pour lui. C'est la seule forme de fraternité et de respect mutuel possible entre les hommes » Extrait de The Fountainhead page 713, que j’ai traduit de mon mieux pour vous
Chonique de ce livre par Bernard de Terwangne
08:22 Publié dans Ayn Rand, Culture, démocratie, Libéralisme, Objectivisme, Passions, presse, The Fountainhead | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ayn rand, objectivisme, the fountainhead, howard roark
18 mars 2012
Discours politique de Nicolas Sarkozi vu de Belgique en perspective libérale
J’ai revu avec intérêt discours Sarkozien et j’avais envie de vous confier mes impressions. Tout d’abord, ce meeting est indéniablement un grand succès de foule qui a entres-autres drainé pas mal de jeunes et l’enthousiasme de l’auditoire est indéniable, mais ça tout le monde l’a vu.
Bernard de Terwangne
12:51 Publié dans démocratie, France, Libéralisme, Politique, Sarkozi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06 novembre 2011
Eco-libéralisme : taxation sur l’impact sociétal
Dissertation sur un modèle socio-économique plus juste qui réconcilierait libéralisme et écologie.
par Bernard de Terwangne
15:39 Publié dans Belgique, Ecologie, Economie, Libéralisme, Passions | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
10 septembre 2011
A tout moment la rue ...
Ce 8 septembre 2011, on lisait dans la presse que les aides publiques à la presse en communauté française de Belgique doivent être accrues et liées à des « critères de qualité de l’information ». Et si au contraire notre presse et notre société avait besoin d’un vent de liberté ?
Par Bernard de Terwangne
20:20 Publié dans Belgique, démocratie, liberté d'expression, presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04 septembre 2011
La Grève
Je reprends la plume pour vous vanter la Grève. La Grève avec un grand G parce c’est une grève d’un autre genre et dont l’ampleur et les conséquences dépassent de très loin celles des grèves les plus catastrophiques que nous connaissons.
Par Bernard de Terwangne
21:32 Publié dans Atlas Shrugged, Ayn Rand, Culture, Economie, International, La Grève, La Libre Essentielle, Libéralisme, Objectivisme, Passions | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
14 avril 2011
Atlas Shrugged décrypté
par Bernard de Terwangne
Qui est John Galt ?
L’action est située en 2016. Le film commence par une scène terrifiante de réalisme, telle que nous pourrions fort bien la voir sur nos petits écrans dans cinq ans. Le conflit du Moyen-Orient a coupé l'approvisionnement en pétrole des États-Unis et le seul mode de transport abordable devient le rail dont le réseau est en mauvais état et peu développé.
Dagny Taggart (Taylor Schilling) est la tête pensante de Taggart Transcontinental, la plus grande compagnie de chemin de fer qui subsiste aux USA. Elle est belle mais surtout intelligente et forte. Elle travaille dur pour assurer le succès de son entreprise. Son frère James dirige la compagnie en passant le plus clair de son temps à s’occuper de ses «amis à Washington. »
Rapidement elle rencontre le sidérurgiste Hank Rearden (Grant Bowler), qui impressionne par sa productivité de part son courage, sa force de caractère et ses capacités. Rearden a mis au point un alliage métallique nouveau et très performant. Cet alliage offre des perspectives extraordinaires.
Contre l’avis de l’Institut National des Sciences et malgré l’opposition des syndicats et de l’opinion public Hank et Dagny utilisent cet alliage « Rearden Metal » pour la reconstruction de la ligne Taggart Transcontinental dans le Colorado. Ils y font circuler le train le plus rapide du pays.
Forts de ce succès ils font alliance avec le puissant magnat du pétrole Ellis Wyatt (Graham Beckel), qui à accès à des ressources qui pourraient mener à une nouvelle Renaissance Américaine.
Rearden visite alors avec Dagny une usine abandonnée, dans le Wisconsin à la recherche d'un moteur innovant qui fonctionnant à l'électricité statique qui pourrait révolutionner l'industrie. Ils en cherchent désespérément l’inventeur. Se faisant ils constatent que peu à peu les scientifiques, les penseurs, les artistes et les personnes les plus productives disparaissent mystérieusement. Même Ellis Wyatt est introuvable.
NB : la description du film ci-plus-haut est inspirée de cet excellent article de Tabitha Hale.
Ainsi se termine le premier des trois volets issu de la grande épopée d’Ayn Rand écrite en 1957, très connue Outre-Atlantique mais à ce jour jamais traduite en français et ignorée chez nous. Ayn Rand qui a passé sa jeunesse en Russie nous explique par se roman sa philosophie objectiviste axée sur la raison. Dans cette philosophie, chaque homme et femme est responsable de son propre destin et ne doit pas compter sur l’aide de l’état pour l’accomplir. James le très riche héritier de Taggart Transcontinental est le prototype du bourgeois bohème et du capitaliste de connivence. Il passe plus de temps à faire de petits arrangements avec le ministre Wesley Mouch pour obtenir des aides d’états en échange de réglementations qu’à assurer la pérennité de son entreprise. Il épousera par fausse pitié Cherryl, une jeune fille serveuse dans un restaurant qui elle a fait tout ce qu’elle pouvait pour sortir de la pauvreté par son travail. Une fausse pitié malsaine car en fait il cherche à avoir, à disposition, une femme qu'il croit inférieure à lui et donc qui lui donne, à lui, l'impression d'être quelqu'un (*). Cherryl, elle, prendra de la hauteur mais James ne supportera pas le bonheur de son épouse qu’elle tire non pas de la situation confortable que lui apporte leur union mais de sa combativité pour s’en sortir seule.
Atlas Shrugged oppose deux conception de la vie en mettant ainsi dos à dos des personnages qui d’une part refusent de vivre par ou pour la collectivité et d’autres qui se complaisent dans la recherche de l’aide de l’état ou cherchent à obtenir des règlementations en ce sens. Dans chacune des deux catégories, le roman met en avant des gens de toutes les classes sociales. Le roman aussi condamne très fermement le capitalisme de connivence et glorifie l’effort et l’accomplissement personnel. Au travers de plusieurs femmes comme Dagny et Cherryl, le roman prend aussi des positions féministes très fortes pour le contexte des années 50 et toujours étonnantes aujourd’hui.
John Galt est un personnage énigmatique de cette histoire. Toujours présent ne fusse que par cette question « Who is John Galt ? » qui revient sur toutes les lèvres. Il se dévoile au monde assez tard dans le livre au travers d’un discours télévisé monumental, mais si vous aussi vous ne pouvez vous empêcher de vous battre pour un monde ou chacun se construit plus par ses propres efforts que par l’assistanat, vous devez être un peu John Galt !
Le film a été produit par un consortium « The Strikers » créé pour l’occasion et dont le nom fait référence à la grève des productifs qu’on commence à ressentir à la fin de la première partie. Cette petite maison qui n’a pas le support d’Hollywood travaille sur des budgets très limités doit d’abord assurer un succès aux USA avant de pouvoir présenter le film dans le reste du monde. On ne peut qu’applaudir leur volontarisme. Ils m’ont confié qu’ils commenceront à se préoccuper en juin. A l’automne nous devrions aussi disposer pour la première fois depuis la parution en anglais d’une traduction française du roman. Dans l’attente, participons au buzz pour aider à la réussite du film dès ce 15 avril aux USA et un peu plus tard chez nous.
Groupe Facebook pour la diffusion du film Atlas Shrugged ne Europe
(*) - ce passage de l'article a été précisé ce 15 septembre suite à une remarque d'une personne qui se reconnaitra. Merci Sophie.
19:23 Publié dans Atlas Shrugged, Ayn Rand, La Grève, La Libre Essentielle, Libéralisme, Objectivisme, Passions | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, atlas shurgged, objectivisme, ayn rand, tabitha hale, travail
Atlas Shrugged : best-seller aux USA depuis plus de 50 ans et bientôt révélé aux Européens ?
par Bernard de Terwangne
Née en Russie en 1905, Ayn Rand émigra aux USA en 1926. Ayant connu le communisme, elle créa un courant philosophique dénommé objectivisme et que selon les dires de son ami Alan Greenspan on pourrait aujourd’hui simplement appeler libéralisme.
En 1957, elle publiera « Atlas Shrugged », un long roman qui montre comment l’Amérique et le monde peuvent s’écrouler sous la simple influence du socialisme. Le titre se traduit le plus souvent par « la Révolte d’Atlas », mais certains prônent plutôt « Atlas laisse tomber » qui est plus fidèle à l’idée allégorique du titre anglais. « Who is John Galt ? » est la question existentielle du roman. Ce roman est non seulement une prophétie sur l’écroulement du communisme, mais c’est aussi un crédo objectiviste. Ce roman transfigure le lecteur. On ne peut pas le lire et rester indifférent.
Un jeune ingénieur comprend vers où l’Amérique et le monde dérivent. Il refuse la fatalité et décide d’arrêter le monde pour le relancer sur de nouvelles bases.
Atlas Shrugged est considéré Outre-Atlantique comme une pièce majeure de la littérature mais il est largement ignoré chez nous. C’est en grande partie à cause de l’absence de traduction française. L’auteur et ses ayant droits ont plusieurs fois provoqué l’abandon de traductions dont la qualité n’était pas suffisante.
2011 est l’année qui mettra fin à cette longue attente. Une part une traduction officielle du roman est attendue pour cet automne. Ceci permettra à tout le monde francophone d’ouvrir les yeux sur cette pensée très différente de ce qui circule via la presse chez nous.
Plus proche de nous, la première des trois parties du roman fait l’objet d’un film qui sortira ce 15 avril. Réalisé par des indépendants, il aura déjà du mal à trouver des salles pour sa diffusion au pays de l’Oncle Sam. Nous espérons toute fois ne pas devoir attendre 50 ans pour le voir de notre côté de l’Atlantique.
Si comme moi vous aussi vous avez envie de voir ce film, il est temps d’agir, de se manifester.
- Envoyer des messages à l’éditeur et à l’Ayn Rand Institute pour rappeler l’importance de la diffusion européenne du film, que ce soit au cinéma ou par internet via des services payants
- Contacter des cinémas d’art et d’essai dans votre ville pour les sensibiliser sur l’apport que ce film peut apporter à leur programmation
- Diffuser cet article autour de vous, en parler à tous ceux qui dans votre entourage ont l’âme libérale
- Devenir membre du groupe Facebook créé pour organiser ces actions.
Site web du film : http://www.atlasshruggedpart1.com/
Le groupe Facebook : http://www.facebook.com/home.php?sk=group_109623062452566
19:22 Publié dans La Libre Essentielle | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : littérature, libéralisme, cinéma, ayn rand, objectivisme, who is john galt ?
Pour une législation sociale unique et égalitaire
par Bernard de Terwangne
A l’heure ou le débat sur l’âge de départ à la prépension des enseignants fait rage, on ne peut que se demander pourquoi il subsiste en droit belge autant de variantes dans la législation sur le travail. Le fait qu’un travailleur fasse un travail essentiellement manuel, essentiellement intellectuel ou travaille pour l’état en fait du point de vue légal respectivement un ouvrier, un employé ou un fonctionnaire. Qu’on les appelle par différents vocables, soit, mais tous les belges sont égaux devant la loi. Bien-sûr chaque métier a ses spécificités. Le contrat de travail est là pour préciser l’application de la législation sociale et c’est très bien. Ce contrat fait l’objet d’un accord entre le travailleur et son employeur. Bizarrement chez nous si l’employeur est l’état, on n’a pas affaire à un contrat mais à un statut, et ce statut remplace la législation qui s’applique dans le privé.
En vertu du principe d’égalité, il est grand temps d’harmoniser tout ça. Il est grand temps que la même loi s’applique pour tout rapport entre des travailleurs et leur employeur, indépendamment de la nature du travail ou de l’employeur. La base pour cette législation unifiée devrait être la législation des ouvriers qui est la moins contraignante. Après si on décide de changer une règle sur la fin de carrière en fonction de la pénibilité du travail, cette règle s’appliquera à tous les travailleurs.
Gardons nous toutefois d’être trop généreux sur les fins de carrières. Le régime de pension par répartition a ses limites et si on réduit trop la durée des carrières, ce régime s’écroulera.
19:19 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pensions, travail, législation sociale, statut, employeur, ouvrier, fonctionnaire
De l'énergie des japonais à celle des écolos
par Bernard de Terwangne
Nos amis japonais viennent de subir une catastrophe naturelle d'une ampleur qu'il est difficile d'imaginer. Un tremblement de terre de force 9, soit environ 25000 fois plus fort que celui que les liégeois ont connu le 8 novembre 1983. La terre n'a pas tremblé pendant quelques secondes mais pendant deux longues minutes. L'amplitude des déplacements horizontaux a dépassé 2 mètres. Autant dire que sans les constructions sismiques les bâtiments à ce rythme auraient été systématiquement couchés au sol et le nombre de morts bien pire encore. Un tsunami avec des vagues de plus de 20 mètres de haut. Imaginez-vous à la côte belge. On y voit beaucoup d'immeubles de 8 étages qui font à peu près la même hauteur que ces vagues là. Près de 20000 japonais sont morts ou disparu dans cette terrible catastrophe. Nous nous devons de compatir à la douleur des millions de citoyens qui ont perdu un proche, vu leur maison rasée et leur vie chamboulée mais restent dignes et calmes fasse à l'adversité. On sait que la résilience du japon est hors du commun. Ils se relèverons. Prions pour eux en ces temps difficiles.
Comme si ça ne suffisait pas, il y a aussi les centrales nucléaires très touchées par la catastrophe. Il y a moyen de se faire peur. Pour l'instant la situation y est grave, mais stable et d'un niveau de gravité de 5, soit comparable à l'accident de Three Mile Island, très loin encore d'un deuxième Tchernobyl. Espérons que les efforts pour contrôler la situation soient fructueux et que l'impact de cet accident ne doive pas être encore revu à la hausse.
Chaque centrale nucléaire présente un risque particulier en fonction de son environnement. Les centrales japonaises se situent dans une zone à risque: forts tremblement de terre et tsunamis y sont inévitables. Ce risque a t-il été suffisamment pesé et toutes les mesures avaient-elles été prises ? L'analyse dira ce qui aurait pu être amélioré.
Chez nous une centrale comme Tihange présente certainement aussi des risques particuliers. Tout d'abord on sait la région relativement risquée en terme de tremblements de terre. En 1983, on a vu une secousse de 4,6 non loin de là et on doit garder à l'esprit qu'une secousse de 6 reste un jour imaginable. 1000 fois moins fort que la secousse à 9 vécue au Japon, mais à ne pas négliger. Le plus grand risque réside toutefois ailleurs, dans la densité de population autour de la centrale. Tihange est située à quelques kilomètres de Huy et à moins de 40 kilomètres de Liège et de Namur. Nos centrales et leur personnel sont très régulièrement mis en situation de stress test. Pendant mes études d'ingénieur énergie et nucléaire, j'ai pu passer quelques heures dans une salle de simulation ou ce sont les hommes qui conduisent les opérations qui sont chaque mois mis en situation difficile.
Alors bien-sûr la production atomique d'énergie est une activité à risque. Elle doit être contrôlée et ne peut se faire que dans d'excellentes conditions. Ce qui caractérise cette méthode de production d'électricité, c'est sa densité. Une autre caractéristique est la constance de la production. En comparaison, une éolienne ne produit que quand la vitesse des vents est entre 10,8 et 86,5 km/h avec un optimum à 40km/h. Ce n'est qu'à cet optimum qu'une grande éolienne produira sa puissance nominale de 2MW. En moyenne les éolienne produisent à moins de 25% de leur capacité. Elles ne produisent pas du tout en ca de vent trop faible ou trop fort. Fort imprévisible. Donc en tenant compte de leur production moyenne, il en faut 6000 pour couvrir le rythme de croisière des trois réacteurs de Tihange. Comme elles doivent être espacées, on peut déjà se dire que tout l'espace libre en Belgique ne suffirait pas comme champ d'éoliennes. Notons aussi que l'expérience allemande montre que passé un certain seuil, chaque éolienne ajoutée au mix énergétique augmente la consommation en combustibles fossiles utilisées dans des centrales TGV et turbo-jet pour niveler la production en temps réel. Les autres sources d'énergies vertes comme par exemple l'hydroélectricité ne sont certes pas négligeables mais restent difficile à faire progresser significativement sans des coûts économiques et parfois écologiques très élevés. Un barrage hydroélectrique change en effet fondamentalement l'écosystème de la rivière de manière souvent très dommageable et irréversible. En outre, on ne voit pas trop où construire de nouvelles installations importantes de ce type.
En 1999, j'ai voté écolo pour la première et la dernière fois. J'attendais beaucoup à l'époque des écolos pour travailler à la solution du grand problème énergétique que nous rencontrons. Olivier Deleuze a proféré ses beaux discours mais en fait rien n'a changé. Cette semaine encore il argumentait sur le fait que c'est seulement en matière de nucléaire qu'on base l'avenir sur une technologie vielle de 40 ans. Vous avez raison monsieur Deleuze, personne ne miserait sur le transistor inventé en 1948, sur le circuit intégré inventé en 1958 ou sur le micro-processeur inventé en 1970. Mais, me direz-vous, on n'utilise plus les composants électroniques d'il y a 50 ans. Certes, mais rappelons-nous que si nous n'avons que des vielles centrales, c'est parce que depuis des décennies vous empêchez la construction d'outils plus modernes. Vous dites aussi que nous serons rapidement capables d'assumer l'arrêt de nos vieux réacteurs par de la production verte. Aujourd'hui la Belgique, malgré la production nucléaire est en déficit chronique d'électricité. Commencez par montrer que l'énergie verte peut compenser ce déficit. J'attends depuis le 13 juin 1999 que vous passiez de la parole aux actes. Après, nous verrons si on peut imaginer arrêter un de nos réacteurs ou s'il y a lieu au contraire d'en construire deux nouveaux.
19:16 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : nucléaire, fukushima, tihange, tsunami, tremblement de terre, japon
La solidarité interpersonnelle existe encore
par Bernard de Terwangne
Il y a quelques décennies encore la solidarité avait encore une place majeure au sein des familles, des villages, du tissu associatif, des paroisses et des quartiers. Quand l’un était en difficulté, c’était avant tout son tissu social proche qui l’aidait. Aujourd’hui quand on parle de solidarité l’idée que l’Etat prend en charge l’assistance des personnes en difficultés semble sauter en premier à l’esprit. Certains en viendraient presque à faire une association directe entre solidarité et assistance publique, chômage, CPAS, ou système social. On entend même dire que tout ça serait la cause d’un individualisme croissant. En fait la solidarité interpersonnelle quand elle s’organise au sein du tissu social est le fait d’initiatives individuelles et ne peut fonctionner que par le fait des individus. A force d’être surimposés pour supporter la solidarité organisée par l’état, les citoyens de plus en plus comptent sur l’action collective pour assurer la solidarité. Le problème est donc à mettre non pas sur un surcroît d’individualisme, mais au contraire sur le collectivisme dans lequel nous baignons.
Mais il y a une lueur d’espoir. Hier dans l’avion j’ai rencontré un jeune qui m’a parlé de l’ASBL 123 rue Royale dont il fait partie. Cette association, sans compter sur l’argent public réaffecte des immeubles à l’abandon avec l’accord de leurs propriétaires et dans une démarche positive et constructive, en comptant sur la participation des bénéficiaires. Il ne s’agit pas d’une démarche sauvage de squat, mais d’un mouvement citoyen permettant par l’action individuelle de citoyens comme cette personne que j’ai pu rencontrer de loger des personnes à des conditions acceptables.
Je leur tire mon chapeau !
Voir aussi : http://www.123rueroyale.be/
19:14 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : logement, solidarité, individualisme, 123 rue royale, 123 logements




